L’Homme et l’Animal (2)

Etienne Bimbenet 2 (188x250)Bonjour à tous ! Voici ma deuxième consigne (il va falloir se documenter et faire preuve d’un peu d’imagination).
Les animaux ont-ils une conscience ? Perçoivent-ils ce qui les entoure ?
Et si c’est le cas (si ce ne sont pas des machines), peut-on imaginer le monde dans lequel ils vivent (en fonction de leur corps et de la vie qu’ils mènent) ? Est-ce le même monde que nous ?
Qu’est-ce que ça fait d’être une chauve-souris, un lézard, un chien, etc. ?

43 réflexions sur « L’Homme et l’Animal (2) »

  1. Les animaux ne voient pas tous les mêmes couleurs : les chiens ne voient qu'en noir et blanc, les chats ne voient pas le rouge, les mouches ont des yeux qui permettent de voir devant et derrière et en plusieurs fois, etc. Donc, je pense que les animaux ne perçoivent pas tous la vie de la même façon et pas comme nous.

    • Moi aussi je pense comme Pauline : les animaux ne voient pas les mêmes couleurs que nous, n'ont pas la même façon de se déplacer. Il semble donc logique qu'ils n'aient pas la même vie que les Hommes.

    • Je suis d'accord avec toi Pauline : les animaux ne voient pas la vie de la même façon que nous. Alors, ont-ils conscience des mêmes choses que nous ? Nous avons travaillé en groupe sur cette question : nous avions des textes sur différentes expériences scientifiques sur les animaux et nous devions trouver de quoi chaque animal avait conscience. Ensuite nous devions dire si l'Homme avait conscience des mêmes choses. Avec mon groupe nous avons travaillé sur l'abeille qui s'oriente dans l'espace. Nous avons trouvé que nous avions conscience, comme elle, qu'il faut se repèrer pour ne pas se perdre… Reste à savoir si c'est vrai.

      • Je suis d'accord avec Margot : dans le texte des abeilles (voir "CM2-6ème (2)") on pouvait lire qu'elles savaient aller à un endroit et revenir par un autre chemin très éloigné. Il parait que les abeilles voient plusieurs fois la même image en même temps.

    • Les animaux ont une conscience différente de la nôtre. Comme dit Pauline, les animaux ne voient pas de la même façon que nous. Je pense qu'ils ne savent pas qu'ils vont mourir. Ils savent apprendre. Par exemple, un chat, quand vous l'adoptez, ne sait pas qu'il ne faut pas monter aux rideaux. Mais vous le lui apprenez petit à petit. Donc, il sait apprendre et c'est pour ça que je pense que les animaux ont une conscience.

  2. Je suis persuadé que les animaux ont une conscience, une conscience moins pointue que la nôtre mais une conscience tout de même… Ils vivent avec nous dans le même monde mais  avec des facultés différentes des nôtres, ils perçoivent donc ce monde d'une façon différente… Si j'étais un chien, je verrais la vie en noir et blanc mais je sentirais des centaines d'odeurs autour de moi et je serais capable d'identifier chacunes d'elles pour les suivre à la trace !

    • Si les animaux ont une conscience, à quoi sert-elle ? Les animaux ne boivent que quand ils ont soif, alors que nous, nous buvons quand nous voulons ou, par exemple, quand nous savons qu'il va y avoir un long trajet de route. Nous savons aussi qu'il faut prévoir d'aller aux toilettes après, mais les animaux, eux, ne se soucient pas de ça.

    • Oui, mais cela ne veut pas dire que certains animaux n'ont pas une conscience et un physique très proche de l'homme. Par exemple, les troupeaux d'éléphants en liberté ont des sortes de rituels quand l'un d'entre eux meurt.

  3. Je n'ai jamais eu d'animaux. Je ne sais pas dans quel monde ils vivent, peut-être un monde d'amour ou peut-être un monde d'angoisse. Quand je vois des animaux en cage, j'ai l'impression qu'ils n'ont pas l'esprit tranquille, qu'ils ont peur, qu'ils ne savent pas où ils sont.

    • Oui, tu as raison de dire qu'en cage les animaux ont peur, qu'ils ne savent pas où ils sont… mais ce n'est peut-être pas toujours le cas. Par exemple, il se peut qu'un lapin ne soit pas heureux enfermé et préfère être libre à manger de l'herbe ou de la luzerne, alors qu'un autre lapin préfère rester tranquillement dans sa cage.

      • Emilie, je doute qu'un lapin préfère rester dans sa cage car il na pas sa liberté. Après, ça dépend de quelle cage il s'agit. Si la cage et spacieuse et dehors, sans paille au fond, je crois qu'il se sentirait peut-être un peu mieux. Mais je pense que c'est toujours un peu oppressant pour le lapin.

      • Emilie, je ne pense pas que les animaux soient heureux dans une cage, car, si le lapin c'était toi, je crois que tu n'aimerais pas être enfermée toute ta vie (ou presque).

    • Je suis d'accord avec toi, Odeline. Je préfère voir un lapin qui court dans un pré qu'un lapin prisonnier dans une cage. Même si dehors il y a des dangers, c'est la liberté ! Donc ils doivent aimer cela, du moins c'est ce que je pense.

  4. Je pense que les animaux n'ont pas tous les mêmes goûts, qu'ils ne sont pas tous contents des mêmes choses, et nous aussi nous sommes différents. D'ailleurs, certains animaux ne voient pas les mêmes couleurs que nous.

  5. Pour moi, l'animal n'a pas vraiment de conscience, car d'après la définition de Wikipedia, " la conscience naît du fait d'avoir connaissance de sa propre vie, de sa propre pensée et de sa propre mort ". Les animaux cherchent à se protéger de tout danger (des prédateurs, des intempéries, de la faim, de la soif) mais, à mon avis, ils le font par réflexe de survie. Je pense que les animaux perçoivent ce qui les entoure. Ils reconnaissent leur maison, leurs amis. Chaque espèce d'animal a son propre monde.

    • J'ai du mal à comprendre la définition de la conscience.

      Ce qui est certain, c'est que les animaux ne perçoivent pas le monde comme nous : certains vivent dans l'eau, d'autres sont presque aveugles comme les dauphins, etc.

  6. Je pense qu'un animal n'a pas beaucoup de conscience sauf certains qui sont capables d'être sensibles à l'affection d'un humain ou d'un autre animal. Je trouve que certains ont une belle vie et que d'autres non, car il y en a qui sont en liberté et d'autres en cage (même si parfois c'est pour leur bien). Au zoo, les animaux ne sont pas vraiment heureux.

  7. Prenons l'exemple d'un chien domestique et d'un loup sauvage face à un homme qui s'approche d'eux. Le chien va venir confiant vers l'homme, alors que le loup va fuir. Pourtant, ces deux animaux ont exactement les mêmes sens. La seule différence est qu'ils ne perçoivent pas la scène de la même façon. Le chien considère l'homme comme quelqu'un qui lui veut du bien et qui le nourrit, mais le loup le voit comme un prédateur. J'en déduis que la perception de chaque animal dépend de son expérience et de son instinct. Donc, je pense qu'il est difficile pour un être humain d'imaginer la vie d'un animal, car il ne partage pas la même expérience et le même instinct que lui.

  8. Les animaux ne pensent pas comme nous. Ils ont des besoins beaucoup plus simples, comme manger, boire, dormir, etc…

    On peut apprendre à certains animaux à faire des choses en les dressant (par exemple : les chiens, les chevaux, les perroquets…).

  9. Les animaux ont forcément une conscience car ils sont vivants. Mais c'est peut-être une conscience différente de celle des humains. Ils ont un cerveau donc ils ont sûrement une mémoire. Les animaux vivent dans le même univers que nous et doivent ressentir certaines choses comme nous. L'être humain ne peut pas savoir dans quel monde vit l'animal car il est trop différent de lui. Selon leur physique, les animaux n'ont pas tous le même genre de vie. L'oiseau qui vole n'a pas la même vision du monde que le chien. L'oiseau est plus libre que le chien. L'oiseau s'applique pour construire son nid alors que d'autres animaux font moins attention à leur habitat.

  10. Les animaux ont une conscience parce qu'ils sont vivants. Mais on ne peut pas savoir tout ce qu'ils pensent car on n'est pas dans leur peau.

  11. En classe, notre groupe a travaillé sur la conscience de l'abeille. Le problème majeur de la conscience des Animaux et de celle de l'Homme réside dans le degré et la forme qualitative de la perception. L'Homme a une conscience plus élevée, ce qui lui permet de choisir. L'Animal n'a pas cette faculté, mais son instinct de survie laisse à penser qu'il est quand même doté d'une conscience. Cela dépend aussi des animaux : par exemple, un singe a une conscience plus développée qu'une abeille.

  12. Je pense que les Animaux ont une conscience : ils nous voient, ils nous entendent et ils nous sentent . Mais ils n'ont pas tous la même conscience. Il y en a qui dorment le jour et vivent la nuit (les chauves-souris, par exemple) et d'autres qui vivent le jour et dorment la nuit (les chiens et les chats, par exemple). Certains vivent auprès des Hommes et sont apprivoisés, d'autres vivent à l'état sauvage et ne répondent qu'à leur instinct. Ceux qui sont apprivoisés sont nourris, logés et apportent de l'affection aux Hommes et les autres se logent et se nourrissent tout seuls.

  13. Je pense que les animaux sont conscients car, quand je me levais le matin, ma chienne Roxy était contente de me voir et me sautait dessus. Au contraire, si un chien ne connaît pas quelqu'un, il peut lui montrer les crocs ou partir.

    Je préfèrerais être dans la peau d'un animal : les êtres humains sont obligés d'aller à table, de se brosser les dents, d'apprendre des tas de choses, de se coucher tôt, mais l'animal non. Par contre, l'animal ne peut pas parler et ne peut pas se faire des amis.

  14. J'ai cherché dans le dictionnaire le mot conscience et j'ai lu: "Connaissance de sa propre activité psychique (l'esprit et la pensée) – Faculté humaine de connaître sa propre réalité et de la juger – Faculté de porter des jugements de valeur sur ses propres actes". D'après le dictionnaire Robert, la conscience est une "faculté humaine".

    Pourtant, de nombreux exemples me font penser que les animaux ont une conscience proche de celle de l'être humain : la femelle oiseau vient donner à manger a ses petits jusqu'à ce qu'ils soient partis du nid, les oiseaux sont très fidèles, un chat perdu revient à son domiclie, quand on attrape un mouton pour le tondre les suivants ont peur et deviennent méfiants, etc.

  15. Les animaux ont une conscience, mais pas la même que celle des êtres humains . Par exemple, la pieuvre se reproduit une fois et elle meurt. Si j'étais une pieuvre, ma conscience serait plus basée sur ma reproduction que sur ma vie. Et il y a des millions d'exemples comme ça. Les animaux ont tous leur conscience, différente l'une de l'autre.

  16. Dans un article de "science et vie junior", un homme présente à un chimpanzé un récipient rempli d'eau et un tube au fond duquel il a placé une cacahuète. L'animal tente de l'attraper, mais il constate qu'il n'y parvient pas car son doigt est trop large. Le singe prend de l'eau dans sa bouche et la rejette dans le tube, plusieurs fois de suite jusqu'à ras bord. Ainsi, la cacahuète flotte et il peut la saisir et la manger. Cette expérience montre que les chimpanzés réfléchissent. Ils ont donc une conscience.

  17. Les animaux ont une conscience. Quand un animal se blesse on peut entendre son cri. Si les animaux se sentent en danger, ils partent. Les femelles s’occupent de leurs petits. J’ai déjà vu mon chat réclamer à manger en miaulant, et quand je rentre de vacances il miaule plusieurs jours pour me faire la tête. Les chiens manifestent beaucoup de joie pour dire bonjour à leurs maîtres.

    "Entre l’être humain et l’animal, il y a la différence de la conscience de soi-même. Les deux mangent, dorment, ont froid, chaud et souffrent. Mais l’animal ne sait pas qu’il connaît individuellement la douleur, la faim ou la fatigue. Par contre, un être humain dit "J’ai faim", "J’ai froid", "Je veux ceci", et ainsi de suite… Homme et animal se débrouilleront l’un et l’autre pour trouver le confort physique : s’il pleut, les deux courront se réfugier à l’abri d’un arbre. Une personne est capable d’individualiser sa conscience et elle peut imaginer la cause et l’effet de tout changement et de toute action. Un animal peut ressentir, mais il ne peut pas individualiser sa conscience, parce qu’il n’a pas le sens du "Je". Nous sommes conscients de notre apparence parce qu’en nous existe une conscience individuelle qui fait que nous nous voyons différents des autres. Par contre, un chien ne sait pas s’il est beau ou s’il est laid… Les animaux naissent avec une connaissance instinctive et collective. Ils vivent toutes les souffrances du monde. N’en connaissant pas la cause, ils meurent sans avoir essayé de sortir de leurs souffrances. L’être humain sait que c’est lui qui sait quelque chose. L’animal sait, mais il ne sait pas que c’est lui qui sait quelque chose (Extrait du livre : "Vivre sa paix intérieure" de Baba Hari Dass)."

  18. Certains animaux peuvent faire les mêmes choses que l'Homme et d'autres non. Par exemple, les mouches volent mais pas nous. Les singes sautent d'arbre en arbre, les éléphants, les girafes, etc. marchent à quatre pattes.

  19. Je pense que le moustique a une conscience, la conscience qu'il risque de mourir dès que je tape dans mes mains à côté de lui. Il se sauve.

  20. Bravo pour cette belle réflexion. Votre forum est très riche, on sent que la question vous intéresse. A propos de la conscience des animaux vous dites deux choses très différentes, et je pense que vous avez bien raison d’aller dans ces deux directions.

    Vous dites d’abord que les animaux ont une conscience (une certaine connaissance de ce qu’ils vivent et de ce qui les entoure). Et en effet on a toutes les raisons de le penser, comme vous le rappelez : ils font tout pour survivre, même les moustiques ; ils crient quand ils ont mal, preuve qu’ils ont une certaine conscience de soi et de ce qui est bien ou mauvais pour eux ; ils s’ennuient ou éprouvent de l’angoisse (parfois du bien-être) dans leurs cages ; les oiseaux nourrissent leurs petits ; les chats perdus retrouvent la maison ; les singes réfléchissent parfois très intelligemment, etc. Quand on voit une chienne qui saute de joie au retour de son maître ou au moment de sortir pour une promenade, on peut difficilement penser que c’est juste une machine… Les documents que vous avez commentés sont très frappants, par exemple ce que dit Koko (un gorille très connu) ; ou l’automédication de certains animaux ; ou le sens de l’orientation des abeilles. C’est une première piste intéressante. Il ne faut jamais oublier que les animaux ne sont pas des machines et que comme nous ils ont une certaine conscience de tout ce qu’ils vivent. Par exemple ils ont une sensibilité au bien-être et à la douleur : il est important de le rappeler à ceux qui disent qu’ils ne souffrent pas et qu’on peut en faire ce qu’on veut…

    Par ailleurs vous dites qu’il est très difficile de se mettre à la place d’un animal pour savoir ce qu’il vit, ce qu’il perçoit, ce qu’il pense…C’est une seconde piste très importante : on a souvent tendance à faire de « l’anthropomorphisme » avec les animaux (à projeter sur eux des pensées et des sentiments humains, alors qu’ils ne sont pas des êtres humains). L’anthropomorphisme est sans doute inévitable, c’est lui qu’on retrouve chaque fois dans les films d’animation (L’âge de glace, Fourmiz, Madagascar, Le Roi lion, etc.). Mais il est bon de se souvenir que les animaux ont des organes sensoriels souvent très différents des nôtres (vous parlez du sonar des dauphins : voir par les sons ; ou des phéromones chez les papillons), et que donc ils perçoivent forcément un tout autre monde. Avez-vous vu le film Microcosmos ? Le monde vu par des fourmis, ou des escargots, ou des araignées d’eau ? C’est très impressionnant. En éthologie (l’étude des comportements animaux), on parle de « milieux » : chaque espèce animale a son milieu propre, qu’elle est seule à percevoir en fonction de son mode de vie de ses organes sensoriels, de ses besoins. Et ce milieu n’a pas grand-chose à voir avec le milieu des autres espèces. Autant d’animaux, autant de milieux…Il est bien sûr difficile d’imaginer un autre milieu que le sien. Pourtant on peut toujours essayer, en nous appuyant sur ce que les scientifiques nous apprennent sur la vie des animaux : sur leurs organes sensoriels, leurs comportements, leurs moyens de communication…

  21. Bravo pour votre travail et merci à Etienne pour sa conclusion !

    Pour compléter sur l’anthropomorphisme, voici ce que dit Élisabeth de Fontenay, philosophe spécialiste des animaux, dans son ouvrage pour la jeunesse « Quand un animal te regarde » (aux éditions Gallimard Jeunesse) ! « Les humains projettent leurs pensées et leurs sentiments dans les animaux, les croient semblables à eux, interprètent leurs comportements, les font parler, les traitent comme des humains …enfin comme des enfants. Mais, ainsi, on efface le mystère animal, les bêtes se trouvent humanisées, ce qui signifie tout simplement que nous avons trop vite cessé de nous étonné devant elles. C’est pourquoi on ne doit pas, quand on aborde philosophiquement le problème de l’animal, anthropomorphiser les bêtes, les rapprocher de nous jusqu’au point d’oublier que leur silence et leur présence nous interrogent. On ne doit surtout pas bêtifier. »

    A bientôt. Sylvie

  22. Les informations ici présentes sont relativement intéressantes. J’ai beaucoup aimé. Cet article est vraiment bien ficelé et agréable à lire. Pas mal du tout.
    Elsa Bastien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.